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Arthur :
le 26/08/2011, Lyon City
Bonjour à toutes et à tous,
Tout d'abord veuillez nous excuser de cette longue période de silence, voilà un mois que nous sommes rentrés en France et le retour fut particulièrement difficile. Deux mois cela peut paraître long lorsque l'on est loin de son pays d'origine, de sa famille de sa culture et de tous repères mais également extrêmement court tant les journées sont jonchées de nouvelles découvertes et rencontres. En effet, ces deux mois furent tellement riche qu'aujourd'hui ils nous paraissent comme une parenthèse extraordinaire, un mince souvenir tellement grand d'apprentissages. Ainsi, c'est avec une petite pointe au coeur que nous sommes rentrés car si certaines choses nous manquaient, au fond de nous nous aurions voulus perpétuer ce voyage que ce dernier ne s'arrête jamais. Après deux mois, on a l'impression de laissé quelque chose dernière nous, comme si nous n'avions pas finis, de même lorsque nous sommes partis mais il y avait un retour. Dès lors, le véritable but de ces voyages tient peut-être à la manière dont nous pourrons recoller les deux bouts, pour que l'un ou l'autre ne reste pas une parenthèse à une autre mais en fasse partie intégralement. C'est peut-être cela que Tiziano Terzani appelait le grand voyage de la vie, faire en sorte que quoi que l'ou ne fassions cela ait un sens que ce ne soit pas un acte isolé. C'est pourquoi à notre échelle nous ne voulons pas garder ce voyage et ce que l'on a appris pour nous, si nous sommes rentrés c'est également pour le transmettre par la parole à nos proches mais également par l'intermédiaire du livre aux plus jeunes afin de leur donner le goût de vivre ce que nous avons eu la chance de vivre.
Nous pouvons donc vous affirmez que nous continuons le projet, celui du livre également. Nous restons à l'affût afin de trouver de nouveaux partenaires, sponsors qui pourront nous aider à la réalisation de ce dernier. Nous avons sélectionné les photos qui apparaîtront dans le livre commençons à en ébaucher les premières lignes et c'est avec une grande joie que nous le faisons!
Veuillez donc trouver ci-joint les premières photos du voyage, celles qui apparaîtront sûrement dans le livre!
http://www.flickr.com/photos/valengregoire/sets/72157627368502136/
Nous remercions à nouveau l'ensemble des personnes qui nous soutiennent dans cette démarche, Grégoire le cousin de Valentin qui nous aidé pour les photos, Romain le frère d'Arthur qui nous a aidé pour la plaquette de présentation, et vous tous qui nous avez suivi de près ou de loin dans ce projet !
Nous vous transmettrons toutes nos prochaines démarches via ce blog et via notre site internet http://fr.ulule.com/first-steps-in-the-steppe/. Nos articles de conclusion n'étant pas mis en oeuvre, nous vous laissons patienter jusqu'à notre retour dans la vie active écolière.
Amicalement,
Valja et Arthourr

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Publié à 17:17, le 26/08/2011, Lyon Mots clefs : |
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Arthur :
le 15/07/2011, Ulaanbaatar
Bonjour a toutes et a tous,
Nous voila revenus a Ulaanbaatar apres une dizaine de jours passes a vagabonder dans les contrees de Chinggis et plus particulierement dans la vallee de l Orkhon ou les heures de marches, les rencontres et les decouvertes sont de plus en plus extraordinaires et enrichissantes!
Nous vous avions en effet quittes il ya 10 jours apres quelques temps passes a Ulaanbaatar parsemes de doutes et d incertitudes avant d etre a nouveau reconquis part l exaltation que nous procure ce voyage et cette aventure qui se profilait a Orkhon. Ainsi c est non sans un certain soulagement que nous quittions la tulmutueuse Ulaanbaatar pour venir nous ressourcer au coeur de la Mongolie, a Harorin (Khakhorin), ex capital de l empire mongole.

Vallée de l'Orkhon
Le depart fut programme tot le matin car meme si Harorin n est qu a 400 km d UB il faut bien 7h au bus pour venir a bout de ce troncon de route qui est par ailleurs l un des unique a etre partiellement goudronne. C est donc sous la pluie diluvienne que nous prenions place a bord du bus et rejoignions nos places, ou nous etions surpris d etre les seuls occidentaux a bord. Bien sur notre statut d occidentaux nous attire de nombreux regards amuses et de quelques blagues bien mongoles que nos voisins de devant s acquerissaient sans trop de gene.
On a beau s imaginer des mongoles que ce sont des gens rugueux et froid, la realite est en effet toute autre puisqu'ils s'apparentent d'avantages a de grands enfants avec toutes les contraintes que cela represente. Ainsi, nos voisins de devant n'ont cesses le long du voyage a allonger leurs sieges sur nous afin de nous tester quelque peu et des que nous leurs faisions la remarque ils prenaient un air ettonnes et remontaient automatiquement leurs sieges avant de guetter a nouveau le bon moment ou ils pourraient les redescendres. Nous avons donc pris part a ce jeu durant quelques heures alors que le bus traversait la campagne mongole sous la pluie et les airs mongols les plus fameux que l'autoradio nous recrachait.
Nous arrivions donc en fin de journee a Harorin, toujours sous la pluie et fatigue par le voyage nous nous mettions en quete d'une auberge ou passer la nuit. Lorsque nous traversions cette ville fantome, il nous fut difficile de croire que le grand empire de Chinggis Khan en avait fait sa capitale, elle ressemble en effet d'avantage a ces villes de far west que nous apercevons dans les films, perdue au milieu des steppes ou seules quelques personnes, quadrupedes et rapaces en tout genre osent s'aventurer.
C est sous la pluie et un peu perdue que nous rencontrons Xavier un expatrie francais qui nous fais signe de loin et nous demande ce que nous faisons. Apres un breve echange il nous explique qu il tient une auberge et nous propose de rentrer afin de nous rechauffer un peu. C'est donc autour d un fameux the au lait qu il nous livre de precieuses informations sur la vallee d'Orkhon ou nous souhaitons nous elancer le lendemain a pied si le temps le veut bien car en Mongolie il peut facilement compliquer de nombreuses choses. Le soir nous profitons d'un dernier bon repas chaud avant rejoindre notre Yourte ou nous passerons la nuit.
Le lendemain matin, la pluie bat encore mais les horizons semblent un peu plus degages, nous decidons donc d'attendre un peu pour voir si le temps evolue avant de prendre une decision. En fin de matinee l'orage est passe et nous decidons de partir en debut d'apres midi apres avoir savoure un bon repas a l'auberge en la compagnie d'un groupe de compatriotes qui reviennent de 10 jours de trek a cheval dans la vallee. Les derniers conseils et indications pris, nous nous elancons sur la route avec un fort engouement mais quelque peu ralentit par le poid de sacs ou sont entreposes les vivres pour les 10 prochains jours.
Comme nous l'avait dit Vincent, le gerant de l auberge a Ulaanbaatar, au debut vous vous perdrez et en effet apres avoir traverse le pont pour rejoindre la vallee, nous choisissons le mauvais ittineraire qui nous fait faire un joli detour et gravir un belle colline d'ou la vue sur la vallee est superbe et d'ou nous pouvons apercevoir le bon itineraire.

C'est donc non sans quelques efforts supplementaires et sous le soleil qui alors a fait son apparition et tape que nous rejoignions la bonne route, au milieu des yourtes et des troupeaux de nomades. Apres quelques kilometres eblouis par la beaute de la vallee nous rencontrons un jeune marcheur Suisse qui nous fait part de sa traversee de la vallee et nous raconte qu il a passe 4 jours fabuleux au sein d'un monastere situe a 100 km de la et qui surplombe toute la contree. C'est donc avec des etoiles dans les yeux que nous nous souhaitons mutuellement bon voyage et bonne route en bon marcheur que nous somnmes avant de la reprendre. Ainsi a la tombee de la nuit et apres une bonne journee de marche nous installons le campement au bord d une riviere entoure par l'immensite des steppes et ou nous profitons d'un bon feu car les nuits sont froides ici.
Le lendemain nous nous reveillons paisiblement, profitons d'une bonne douche dans la riviere gelee afin de bien se reveiller et remettons les sacs sur notre dos afin de poursuivre notre route. Toutefois il est deja midi lorsque nous partons et a cette heure le soleil tape terriblement et c'est non sans mal que bous avancons sous cette chaleur de plomb. Apres quelques heures de marche, extenues, et avec les premieres ampoules qui apparaissent, nous faisons a nouveau une longue pause au bord de la riviere afin de nous reposer et soulager notre ventre qui commence a nous tirailler. Au bord de cet endroit paisible nous trainons un peu trop car lorsque nous repartons il est deja presque 7h et il nous faut avancer un peu si nous souhaitons arriver a notre but. En fin de journee la marche est plus agreable et nous nous arretons a nouveau a un point de vue magnifique qui domine la prochaine vallee, omnibules par les lieux nous ne pensons plus au temps jusqu'a ce que le soleil disparaisse peu a peu et nous rappelle d'avancer. S'en suit une longue marche nocturne ou seule l'obscurite des lieux nous obligera a nous arreter non loin de la route entre deux yourtes. Gagnes rapidemment par la fatigue le marchand de sable ne tarde pas a passer et c'est donc "a la belle etoile" que nous dormons ce soir la. La nuit quant a elle est agitee. Nous ne manquons pas de nous reveiller episodiquement soit a cause des chiens qui aboient sans cesse, des chevaux qui trottent a proximite ou bien de la pluie qui fait une breve apparition.
Au reveil le ciel est gris et menacant, nous nous empressons donc de lever le camp afin de regagner la riviere et pouvoir dejeuner un peu avant de partir. Le petit dejeuner a peine termine la pluie arrive et ne disparaitra pas de sitot. Nous commencons donc une longue marche au travers des steppes embrumees et sous une pluie battante, en effet meme si il est plus agreable de marcher lorsqu'il ne fait pas tres chaud, au bout de quelques heures passes sous la pluie nous sommes trempes jusqu'aux os et frigorifies. Nous apercevons au loin une Yourte a laquelle nous pensions pouvoir demander refuge mais une fois arrives, l'echange fut un peu difficile et n'obtenons que la route du monastere... Depites, nous poursuivons la route et apercevons cette fois des tentes ou des jeunes mongols nous font signent de loin d'approcher. Nous rentrons donc sous la tente ou un poele est installe et a l'abri de la pluie, nos hotes nous offrent immediatement du the pour nous rechauffer et quelques morceaux de pain pour grignoter. Apres des echanges un peu compliques dans un anglais qu'aucun de nous ne maitrise vraiment nous apprenons qu'ils sont etudiant en archeologie et font des etudes dans la region sans savoir reelement quoi n'y d'ou ils viennent car c'est une "kazak mongol expedition" selon leurs dires. Apres s'etre reposes un peu nous les remercions de leur hospitalite et continuons un peu la route mais, fatigue physiquement et mentalement par cette pluie qui ne cesse, nous decidons de planter la tente et de nous reposer en attendant qu'elle passe. Ainsi apres s'etre endormie a 17h, nous nous reveillons en fin de journee et le pluie semble avoir cessé, nous passons le nez dehors pour certfier cela et apercevons meme le soleil au loin! toutefois il se fait un peu tard pour continuer et decidons de passer la nuit ici.

Au reveil, le soleil est parfaitement clair et tape deja, le temps en mongolie ne semble pas connaitre d'interlude. Ce matin la nous nous engageons dans la vallee qui doit nous mener au monastere, le paysage change alors considerablement. Nous nous retrouvons a l'interieur d'une gorge d'ou nous ne voyons le bout.

Apres avoir bien marches, nous apercevons un nouveau camp de Yourte ou a nouveau un homme nous fait signe et nous invite dans sa yourte a deguster le fameuse "Airag", boisson de lait de jument fermente redoute par de nombreux touristes, mais pour notre part nous le savourons reellement. Apres un echange avec notre hote, celui ci nous parle fierement de sa Honda et qu'il peut nous avancer un peu, nous acceptons sans hesitations apres ces journees de marche eprouvantes. Nous prenons donc place sur la moto a 3 avec les gros sacs sur le cote et nous elancons sous les regards amuses des voisins. Apres une vingtaine de minutes de rallye-moto nous arrivons a un endroit au pied de la montagne qui mene au monastere ou sont postes des guides touristiques qui proposent de faire la montee a cheval. Nous optons finalement pour cette solution car venir en Mongolie sans faire un peu de cheval aurait ete dommage, nous ne la regretterons d'ailleurs pas car en voyant la montee nous nous rendons compte qu'a pied cela aurait ete difficile. Apres une demie heure de montee a travers une foret de pins nous arrivons enfin au monastere ou les mots me manquent pour decrire la beaute des lieux. En effet le monastere est construit dans la montagne en haut d'un pic et offre une vue magnifique sur toute la region. Les couleurs se melent dans tous les sens et nous sentons reelement la puissance des lieux. Cependant le lieu est tres prise par les touristes et preferons remettre la visite au lendemain, a la place nous profitons de la tranquilite de l'endroit pour nous restaurer un peu et nous reposer.
Nous partons ensuite a la quete d'un emplacement pour notre tente, qui sera au milieu de la foret a proximite du monastere, comme nous avons decide de passer sur ce lieu une journee de repos le lendemain, Valentin se lance dans la construction d'un abri afin d'amenager les lieux.
Au matin nous sommes reveilles par le soleil et partons directement en direction du monastere pour cette fois le visiter completement. Toutefois sur ce lieu un seul temple est ouvert aux touristes, le reste est reserve aux moines, cela ne nous empeche quand meme pas d'escalader dans tous les sens pour voir les differents recoins avant d'atteindre le sommet qui offre une vue a 360 degres sur la region, des steppes a perte de vue ou nous pouvons reellement mesurer l'immensite des lieux et leur beaute. Nous profitons donc au maximum de l'endroit cette journee etant celle du repos nous ne sommes presses par rien et en profitons d'ailleurs bien pour nous reposer. Ainsi entre lectures et vagabondages dans les alentours, la journee ne sera pas occupee par grand chose, toutefois ce sera surement l'une des plus ennivrantes du voyage.

Le lendemain, jour de l;anniversaire de Valentin, nous nous reveillons tot pour ne pas a avoir a souffrir de la chaleur et atteindre notre prochain point de chute situe a 40 km de la. La descente a travers la foret se fait tres plaisante, nous arrivons ensuite sur une nouvelle gorge ou a chaques pauses des gens de passage en moto et en voiture s'arretent pour nous demander ce que nous faisons la et echanger comme nous le pouvons un peu. La journee est tres chaude et le soleil vers midi nous ralentit un peu, toutefois nous apercevons au loin le village que nous devons rejoindre, nous decidons donc de faire une pause aupres de la riviere pour manger un peu. Toutefois le temps change vite ici et lorsque nous nous installons nous apercevons au loin les gros nuages qui arrivent et le ciel qui gronde. Nous repartons quelques temps apres afin d'essayer d'eviter l'orage et rejoindre le village toutefois, meme si il semble proche, il nous fait faire un grand detour pour trouver un pont et pouvoir traverser la riviere. Nous ne cessons de marcher et n'apercevons toujours pas le pont , par chance une camionnette s'arrette non loin de la et nous lui demandons si elle peut nous deposer au village, le conducteur qui transporte sa femme et son fils ainsi que sa yourte a l'arriere accepte et nous prenons donc place a l'arriere a l'air libre. La camionnette s'elance et profitons de ce moment magique sur les routes de Mongolie transporte par un nomade a l'arriere de sa camionnete. Nous atteignons enfin le pont qui traverse la riviere et lorsque nous voyons la distance parcourus ne sommes pas decus de l'avoir fait par ce biais la. Le conducteur nous depose, prend lui meme une pause avec des amis non loin, et une femme qui parle anglais nous explique qu'en fait la camionette va aux fameuses chutes situees a 60 km de la et non au village. Un peu etonne que le chauffeur n'ait pas compris ou nous voulions aller, nous nous disons qu'apres tout ca pourrait etre sympa d'aller au chutes! Sous l hilarite des mongols nous reprenons place a l arriere de la camionnette et partons pour deux heures de route extraordinaires ou les paysages changent sans cesse et sont magnifiques.

Arrives aux chutes nous sommes etonnes de voir que c est un lieu aussi touristique et nous nous demandons surtout comment nous allons rentrer le lendemain. En nous approchant des chutes, nous rencontrons un groupe de toulousains tres sympathiques. Avec eux les accompagne une etudiante francaise en humanitaire ainsi qu un cameraman qui fait un reportage sur la Mongolie, apres avoir bien discutes avec eux ils nous disent qu ils ont deux places dans leur camionnette et vont egalement a Harorin, la ville d ou nous sommes partis, et nous invitent tres gentiment a les rejoindre le lendemain matin pour partir avec eux. Nous les remercions pour leur generosite et leur disons "Bayartaï" car la pluie approche a nouveau et il nous faut vite planter la tente! Toutefois celle ci ne sera que passagere et profitons d une superbe nuit ou le ciel est bien degage pour admirer les etoiles. Nous nous couchons assez tard ce soir la apres une journee epique et attendant avec impatience le lendemain.
A 9h nous sommes au lieu dit et prennons place a bord de la camionnette avec Xavier et Anais et prenons la route pour Harorin. Nous echangeons avec eux et apprenons que Xavier a deja realise de nombreux reportages /films a travers le monde. nous l ecoutons attentivement tant il connait de chose et dispense un discours interressant, toutefois nous nous efforcons de rester de marbre lorsqu il sort sa camera pour filmer les paysages. Apres une longue route un peu eprouvante nous nous donnons rdv le soir pour aller boire un coup a notre auberge. Pour notre part nous rentrons a l auberge ou nous devorons notre repas avant de nous ecrouler dans nos lits. Apres une bonne sieste nous decidons de nous rendre au monastere de Harorin qui a beau etre une ville fantome, possede le plus vieux monastere de Mongolie, ce dernier est d ailleurs magnifique. bien que la moitie ait ete detruite, on peut en imaginer la grandeur passee! Le soir nous retrouvons Anais et Xavier ainsi que leur interprete, avec qui nous passerons une superbe soiree qui se termina bien tard lorsque tous nous etions bien fatigues et un peu alcoolises.

Le lendemain il nous faut trouver un bus qui rentre et cela n est pas une mince affaire en Mongolie. En effet ici les camionnettes ne partent que lorsqu elles sont pleines, peut donc s en suivre de longues heures d attente. Nous qui nous etions efforces non sans mal a nous lever tot avons dus attendrejusqu a 13h30 que la camionnette veuille bien partir apres avoir fait 10 fois le tour de la ville en quete de passagers. C est donc compresses de l interieur que nous rentrons pour Ulaanbaatar durant 7h de routes qui furent epprouvantes. Arrives a Ulaanbaatar, direction notre auberge ou a force nous sommes comme chez nous acceuillis par Vincent le gerant et quelques touristes francophones que nous avions deja croises auparavant et avec qui nous avions amplement sympathises.
Voila donc une journee que nous sommes a Ulaanbaatar, nous devrions y rester un peu car Xavier et Anais ont des contacts avec des associaions locales qui travaillent dans l education et l ecologie, ce qui rentre parfaitement dans le cadre de notre projet. Ainsi ces prochains jours nous allons essayer de rentrer en contact avec eux pour peut etre pouvoir les accompagner un peu sur le terrain ou du moins essayer de reunir des informations sur les realites locales. Pour le moment je ne peux vous en dire beaucoup plus, pour cela il faudra attendre le prochain article.Tout ce que je peux vous annoncer c est que demain nous nous rendons avec Anais et des amis a elle a un festival de reggae mongol dans les environs d'Ulaanbaatar...
Sur ce, chers lecteurs j espere que la lecture vous aura plus et retranscrira un temps soit peu ce que nous vivons, meme si nous ne pouvons decrire reellement nos emotions.
Bayartai, et a bientot !
Arthur
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Publié à 16:43, le 15/07/2011, Karakorum Mots clefs : |
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Valentin :
le 04/07/2011, 13h48 heure d'Ulaanbaatar
Chers lecteurs,
nous voici a Ulaanbaatar, capitale de la Mongolie, depuis le 28/06. Nous n'avons pas pu et pas souhaite vous tenir informe de notre trajet en raison de quelques difficultes, maintenant en partie reglees. Mais attendez, pas de precipitations, j'y viens.
"Davai !! ", diraient les russes pour debuter cet article.

Apres avoir sejourne quelques temps a Irkutsk et apres avoir retarde notre depart en raison de problemes digestifs, nous avons pris une nouvelle fois le train pour nous rendre dans la capitale de la Burryatie, Ulan Ude.
Le trajet fut plutot appreciable car la distance n'est pas longue (seulement 7h de train), et nous avions choisi un moyen de locomotion de nuit. Le haut-parleur du train soufflait une melodie rock entrainante. Dans notre compartiment, un homme age de la quarantaine etait assis en face de nous. Vous savez, le type un peu BCBG (facon russe, bien sur), propre sur lui - quoique mal rase -, bien coiffe, muscle et etant habille d'une chemise a fleurs ouverte. Le plus qu'il avait face aux "Beaux Mecs" occidentaux est que, lui, est pourvu d'une intelligence particulierement developpee, d'un esprit clairement ouvert, et d'une qualite d'expression remarquable. Ainsi, l'Homme Parfait est etudiant en bouddhisme depuis maintenant 20 ans, et habite les environs de Datsan, le monastere bouddhiste le plus important de Russie. Apres avoir fait ample connaissance avec lui, et apres qu'Arthur ait echange un long debat sur le voyage et sur le bouddhisme en sa compagnie, nous avons profite de nos lits suspendus pour une fois reelements confortables.
Arrives a Ulan Ude dans la matinee, nous souhaitions profiter de la fraicheur du temps et de la douceur du soleil pour nous rendre de la gare au centre-cille. Neanmoins, la Russie ne comportant que tres peu de panneaux en anglais, nous avions beau marcher, nous ne savions si la direction etait la bonne. C'est alors qu'une voiture s'arrete, et nous demande en Russe d'ou nous venions et ou nous allions. Etants alors bilingues en Russe (oui, car nous avons tout oublie aujourd'hui), nous avons explique que nous etions francais et que nous cherchions a rejoindre le centre-ville d'Ulan Ude pour y trouver un cafe et de quoi se nourrir. Le conducteur, homme burryat tres sympathique, nous proposa alors de nous y emmener sans aucun dedomagement financier. C'est ainsi que nous avons decouvert la tendresse des peuples du Sud de la Russie tels que le peuple Burrryat.
Ulan Ude est une "petite ville" creant une mixite entre l'architecture et la culture russe et mongole. Elle permet de faire un saut en Mongolie avant l'heure. La grande place de la ville, ou se reunissent de nombreux jeunes couples pour celebrer leur mariage a pour centre le buste immense et spectaculaire d'un pionnier du communisme soviet, Lenin. Au Sud-Est de la place se trouve la Grande-rue pietonne ou, pres de la fraicheur saisissante des fontaines, des habitants profitent des rayons de soleil estivals sous l'air du celebre chanteur italien Umberto Tozzi "Ti Amo". Si l'on est chanceux on peut profiter de la musique emblematique burryat de quelques guitaristes du coin.

En fin d'apres midi, nous avons retrouve notre ami Sembu rencontre dans le transsiberien. Il souhaitait nous faire visiter le monastere de Datsan qui se trouve a 2 minibus et 40 kms d'Ulan Ude, mais en raison d'un manque de temps de sa part il a prefere nous inviter a souper des bouts de graisses de boeuf et des pommes de terres bouillies chez lui. Ce fut une agreable indigestion passee en sa compagnie. C'est a la suite de ces retrouvailles que nous avons decide de nous rendre a ce fameux monsatere pour le decouvrir de nos propres yeux.

Ce magnifique monastere comportant plusieurs temples interieurs est situe dans une superbe vallee verdoyante, pres d'un ruisseau ou l'eau limpide et fraiche y coule a flot, et ou les mosquitos, nombreux dans cette contree, se donnent a coeur joie a leur activite favorite : le vampirisme.
Apres avoir brievement visite le monastere et apres avoir fait la rencontre de deux jeunes mongoles pratiquant une courte retraite, nous avons plante notre tente pres de ce fameux ruisseau. Quel desastre ce fut pour notre pauvre peau de bebe ne connaissant que les piqures de moustiques europeennes...
Apres avoir observe le ciel etoile ainsi que les nuees de moustiques de la region, les premieres lueurs ont fait leur apparition. Visiblement, une journee chaude et ensoleillee s'annoncait.
C'est en partie grace a cette chaleur que nous avons fait la connaissance de deux autochtones du village, dont le plus age nous a explique qu'il etait mongol d'origine et qu'il etait venu ici seul travailler pour permettre a sa famille de vivre, simplement vivre. C'est a la suite de cette discussion marquante qu'il m'a demande de faire une photo de lui et de l'envoyer a sa famille pour qu'elle puisse le voir et qu'elle sache que son corps tient encore plus ou moins la forme, malgre les journees de labeurs endurees a s'epuiser dans les champs locaux.

A 15h, la chaleur se faisant sentir au plus haut point, nous avons decide de nous raffraichir dans le ruisseau amenage pour la trempette. Quelle joie passagere ! Apres un moment passe a jouer et juxter dans l'eau tels des enfants, nous nous sommes raffraichis les intestins avec l'aide d'une biere locale, avant de rejoindre Ulan Ude dans la fin de l'apres midi, et avant de se diriger vers la frontiere mongole qui nous attendait avec devotion, tout l'inverse de la frontiere russe.
Le passage de frontiere se fait differement de chez nous dans ces pays. Ici, il faut prevoir 40 kms de separation entre les deux passages et de la patience, beaucoup de patience... Apres une demie journee a attendre sur un banc a la frontiere russe sans possibilite de faire quoi que ce soit, nous avons embarque a bord d'un wagon. Je dis un wagon car, en effet, la longueur du train nous fait relativiser vis a vis de la duree du trajet. 2h, 40 km, 1 wagon. Ce serait un beau titre pour un film de Evgueny Bauer.
Nous avons donc pris un nouveau train le soir from Sukhbataar to Ulaanbaatar qui arrivait a 6h le 28/06 au matin.
Certains diront de la capitale mongole qu'elle est ininteressante, ennuyante, et bruyante. Il est vrai que le silence n'est pas sa plus grande qualite, mais de la a ajouter qu'elle est ennuyante, tout de meme. Cette ville n'a effectivement pas le charme meconnu et image de la Mongolie, mais les sorties peuvent y etre plaisantes voire reellement sympathiques. Des soirees passees dans des bistrots en compagnie d'une connaissance mongole francophone, Ganaa, des soirees a discuter de tout et de rien avec nos compagnons backpapers dans l'auberge de Vincent, et des journees de decouvertes peuvent prouver de la cordialite de la ville. Encore hier nous etions dans la "banlieue riche" d'Ulaanbaatar, Ganchuurt, pour aller faire du canoe, mais faute de n'avoir trouve de locateurs nous nous sommes rabattus sur la baignade dans un coin magnifique ou coule paisiblement, et bien entoure de superbes collines emboisees, la Tuul.

Voila maintenant 6 jours que nous sommes la. Nous devions partir avant hier de cette ville, apres avoir achete des velos, pour nous diriger vers l'Arkhangai.
Neanmoins, apres avoir constate un probleme dentaire majeur a Arthur nous avons decide de prolonger notre sejour dans la capitale le temps de faire des radios et de soigner en partie ce soucis de sante. En effet, si l'operation avait ete obligatoire nous aurions du aviser et peut etre faire appel au rappatriement d'urgence, car, comme vous devez vous en douter, le systeme de sante c'est pas le pied en Mongolie.
Par chance, ce matin nous avons eu la joie d'apprendre que cette operation pouvait etre repportee au retour en France. Alors, notre projet s'en voit malgre tout modifie et nous n'aurons pas le temps d'acheter des velos pour nous rendre dans l'Arkhangai depuis Ulaanbaatar. C'est pourquoi nous avons etabli un plan B nous permettant de rester dans l'esprit ecologique de notre projet tout en associant une des decouverte les plus sublimes du pays le moins peuple au monde, la vallee d'Orkhon dans l'Arkhangai a pied. En effet, nous avons decide, par manque de temps, de prendre le bus d'Ulaanbaatar jusqu'a Kharkhorin qui etait, a l'epoque du grand Chinggis Khan, la capitale de la Mongolie. Dans cette ancienne capitale nous visiterons bien sur le fabuleux monastere d'Erdene Zuu avant de chausser nos baskets et visiter la superbe vallee d'Orkhon classee par l'UNESCO, et couper a travers steppes pour atterrir a Tsetserleg, capitale administrative de l'Arkhangai. Depuis cette ville nous reprendrons le bus pour retourner a Ulaanbaatar et prendre notre avion direction Paris Charles de Gaulle.

Nous avons ainsi du modifier notre projet une nouvelle fois en raison de difficultes, mais comme me l'a dit Arthur : " C'est une modification pour une amelioration..." Voila donc l'explication de la situation actuelle de notre projet, explication que je vais terminer et laisser cet Internet Center ou les jeux en reseau sont plus que courants, et ou, ici, l'atmosphere est chaud et bruyant.
En attendant de vous faire partager notre projet et nos futures decouvertes, je vous transmets, chers partisans de nos articles, nos amities les plus affectueuses.
Bayartai !!
Valja
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Publié à 15:27, le 4/07/2011, Oulan-Bator Mots clefs : |
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Valentin :
le 23/06/2011, 23h47 heure Irkutskienne
Bonsoir a tous Amis du voyage, Amis de nos decouvertes, ou simples viviteurs curieux de notre periple.
Me voila seul face a cette page Web pour notre premier article qui fut long a venir. Je redige ces premiers mots avec apprehension et reflexion car je ne sais comment debuter.
Nous sommes en ce moment a Irkutsk, ville Sud-siberienne proche de l'immensite bleue qu'est le Baikal. Cet article est ecrit dans la guest-house d'une amie irkutskienne, Yana, que nous avons rencontre voila plus de 10 jours grace a notre contact pedagogique francais dans cette meme ville, j'ai nomme haut et fort, la delicate, l'hospitaliere, l'attentionnee, l'affectueuse, bref notre amie la professeur de francais Tatiana G.
Mais, je crois qu'avant de vous donner nos ressentis actuels sur notre situation et sur notre voyage, un retour en arriere de 20 jours est necessaire. Voici les quelques mots rediges au debut de notre trajet, quand nous pensions encore etre capables de tenir a jour un carnet de voayge manuscrit :
" Valentin :
Riga, le 03 juin 2011
Nous voici dans le vol Paris/CDG - Riga/RIX.
Apres une nuit epique ou nous avons dormi 4h, nous nous sommes elances avec un fort engouement pour l'aeroport ou debute notre periple.
Il fait chaud dans l'avion Arthur et moi sommes fatigues et le sommeil nous rattrape rapidement.
Les quelques champs deutsch font tres vite place a une immensite blanche ressemblant a du coton. Maintenant, le bleu azur de la mer nous entoure et le soleil domine.
Une voix balte d'homme semble nous indiquer par le biais d'un haut-parleur que nous qarrivons a Riga.
Notre voyage et les decouvertes qui s'y trouvent debute maintenant ! "
" Valentin :
Moscow, le 06/06/2011
Apres avoir sejourne 3 jours dans la capitale russe chez Laurence C. qui nous a merveilleusement offert l'hospitalite, aide dans nos demarches de train, et fait visiter la belle Moscow (Mockba), nous voila en rail pour Irkutsk ou nous arriverons le 10/06 a 4h36 am.
Moscow est une ville surprenante, l'un comme l'autre nous ne nous attendions pas a autant de similitudes avec les villes indiennes. En effet, a part le centre touristique de la ville et les quartiers entourant le Kremlin, seules quelques banlieues peripheriques sont "a l 'occidentale" avec l'ennui et la droiteur qu'on connait. "

" Arthur :
Moscow, le 06/06/2011
A Moscow, il regne une ambiance bien particuliere. Si le centre est d'une incroyable majestuosite par seseglises orthodoxes que l'on retrouve a chaque coin de rue, la peripherie ferait d'avantage penser a un pays en reconstruction. Des boulevards immenses ou les voitures roulent comme bon leur semble, et autour, des vieux batiments sovietiques ou les appartements sont construits a l'identiques. L'emprunte communiste est toujours tres presente a Moscow, de par ses batiments staliniens ecrasants qui ne cesent de nous rappeler un passe aujourd'hui bien revolu. En effet, la Russie est aujourd'hui totalement ouverte au liberalisme, la population opprimee par toutes ces annees d'extreme communisme semble meme la rechercher. Oublie ce systeme egalitaire, l'accession au maximum de biens materiels semble une priorite, symbolisant sans doute leur propre liberte individuelle.
Par aileurs, avec Valentin nous avons ete surpris de cette fausse idee que nous nous faisions de la Russie ou les gens sont froids et austeres. Au contraire, ils sont d'une incroyable generosite et amabilite, lorsque nous demandons notre chemin, les russes s'empressent de nous aider, n'hesitant pas a demander a tout le quartier. D'ailleurs, voila quelques heures que nous sommes dans le transsiberien, roulant a travers les campagnes russes ou nos voisins de wagon nous ont deja offerts le repas et de la vodka au rythme de l'accordeon d'un vieux monsieur tres sympathique. "

Je continuerai ainsi sur qulques explications de notre trajet en transsiberien.
Nous avons donc passe 4 jours dans ce fabuleux train qui n'est pas tellement somptueux par l'aspect materiel, mais plutot par la beaute qui s'y degage tant dans les rencontres que nous pouvons y faire, que dans le changement etonnant de paysage a chaque reveil.
Nous sommes arrives 5 minutes avant le depart du train. Nous ne souhaitions bien entendu pas d'attente inutile, mais la, ce fut au chapka pres ! Mais notre bonne toile rouge soviet' a decide de nous laisser emprunter ce bloc energetique mouvamt montrant le genie de la revolution industrielle.

A peine arrives devant notre wagon n15 ou nous attendaient bien gentiment nos places en plaskart (3eme classe), nous avons eu la chance, que dis-je, le bonheur de rencontrer deux veterans francais en partance pour la Siberie : Alice et Pierre. Apres une breve discution tous les quatre, le prodvonitsa (hote/hotesse gerant le wagon du train) nous a demande de regagner nos places.
Voila une minute que nous ecoutions chaque frottement des roues du train sur les rails, frottements qui allaient s'accentuer et s'adoucir durant les 4 jours de notre epopee transsiberienne, qu'un vieil homme de notre compartiment nous interpelle. Le Russe n'etant a ce moment pas mon point fort, je lui repondais amicalement un simple "Ia frantsous". Ces deux mots nous suivent toujours d'ailleurs a l'heure actuelle, ils sont les seuls permettant d'expliquer en partie notre ebetement regulier face aux questions de nos interlocuteurs russes. Donc, je repondais "Ia frantsous". Mais le vieil homme ne fut pas decourage pour autant et continua son elan avce plus d'insistance, et avec plus de mots indescriptibles a nos oreilles. Quand il se tut, nous avons repris notre souffle et avons tente d'engager une conversation avec les autres residents de notre compartiment. C'est ainsi que nous fait la connaissance de Victor (homme entre deux ages ne cessant de manger du poisson repugnant a l'odeur mais relativement bon au gout), Andre ( jeune homme pour qui je me suis pris d'amitie ayant tout juste termine son service militaire), et ce vieil homme dont nous ne connaissons le nom mais qui nous epate toujours autant par l'energie qu'il a.
" Valentin :
endroit inconnu, date oubliee,
Apres de nombreux essais de conversation avec les autochtones russes, je trouve tres pertinent la citation du poete du meme pays Fedor Tioutchev : "On ne peut pas comprendre la Russie par la voie de la raison. On ne peut que croire en elle. "

La premiere journee fut epique, des verres de vodka tendus devant nos bouches et des morceaux de saucisses russes furent nos premiers vrais rapports avec les coutumes du plus grand pays du monde. Par chance, le dialogue fut plus facile lorsque nos compagnons de "chambre" inviterent nos deux compatriotes francais. En effet, Pierre ayant etudie a Moscow durant l'annee, il parle desormais avec classe le russe et a pu nous expliquer et nous traduire de nombreuses interrogations.
Apres avoir passe de nombreuses heures a decouvrir les traditions russes avec exces, l'adorable vieil homme a eu la charmante et ennivrante idee de sortir son accordeon. Et nous fumes ravis par ses talents de musicien et de conteurs durant ces quatre jours a bord de cet etonnant train.
Apres une multitude de rencontres net de decouvertes pendant le trajet, toutes plus epatantes les unes que les autres, nous sommes arrives le vendredi matin a Irkutsk, fatigues par le trajet et salis par la difference d'hygiene cotoyee habituellement. Mais mis a part ces quelques legers problemes vite oublies, nous sommes urtout arrives la tete pleine de decouvertes te avec la volonte d'en avoir d'autant plus. Apres avoir echange un court "au revoir" avec nos compagnons de train et avec nos camarades francais, nous nous sommes elances a la decouverte de la ville ou notre projet debuttait.
Irkutsk est une importante ville qui ressemble et confronte l'esthetisme russe d'antan avec les longues rues aux magnifiques maisons en bois, a l'esthetisme demesure communiste ou lkes immenses batiments sont a l'honneur et ou les larges avenues portent les noms des pionniers du communisme. A la suite d'un vague apercu bde la ville et d'une recherche eclair d'un logement, nous sommes arrives au Baikal Explorer. Cette auberge nous a etonne au premier abord, puis nous a deplut par la suite. En effet, meme si les administrateurs de la guest-house nous ont volontiers apportes de l'aide et fait visiter la ville avec devotion, leur compagnie etait souvent trop prenante voire reellement collante.

Ainsi, apres avoir fait un point sur notre budget, nous avons souhaite essayer notre tente, c'est ainsi que nous avons decouvert plus en detail la ville et aborde pour la premiere fois "l'ile de la jeunesse".
Quelques journees de visites irkutskienne apres, nous avons eu notre premier contact avec Tatiana G. qui nous a fait rencontrer ses eleves a qui nous avons explique de nombreux points concernant la culture occidentale, ce que nous en pensions, les demarches de notre projet et de l'ecole 3A, ainsi que d'autres aspects plus personnels et moins sujets a de grandes discutions. Ils semblent avoir ete ravis de notre intervention qui a dure pres de 3 heures., et nous avons ensuite rejoins qulques eleves pour qu'ils nous fassent decouvrir leur ville tant aimee.
Le lendemain, apres une petite semaine passe a Irkutsk, nous avons decide de nous diriger vers le Baikal, cet immense lac de 600 km de long et qui detient 20 % des reserves d'eau douce mondiales.

Cette immensite bleue transparente nous a remplie de joie lorsque nous sommes arrives sur la mejestueuse ile d'Olkhon. En effet, la plus grande ile du Baikal permet une vision splendide du lac et concentre, selon des etudes meteorologiques, 7 climats differents dans ses terres. Nous nous en sommes ainsi rendu compte quand nous avons decide de rejoindre le Cap de l'ile a pieds depuis Khoujir. Pour cette magnifique traversee qui nous a reellement emus, nous avons mis quatre jours, deux aller, deux retour. Bien entendu, entre ces deux points il n'y avait aucune possibilite de rencontrer un endroit touristique et nous nous sommes vite retrouves seuls a sejourner la nuit dans notre tente plantee sur les superbes plages de sable du Baikal, a manger des repas peu fameux en raison de notre manque de stocks vis-a-vis de la nourriture.
Nous sommes donc arrives a notre but apres deux jours d'efforts. Le Cap est un endroit fascinant et splendide permettant un point de vue eleve sur une bonne partie de l'ile et du lac. Par chance, nous sommes arrives tard dans le soir et avons pu nosu permettre d'observer le coucher de soleil (le soleil se couche aux alentours de 23h30 et se leve sur les coups de 4h30) sur le Baikal et sur les montagnes de l'autre rive que nous pouvions apercevoir sans efforts occulaires.

Au total, nous sommes restes sept jours sur Olkhon, et nous aurions aime y sejourner plus longtemps si notre projet ne nous attendait pas aussi en Mongolie. C'est pourquoi nous sommes depuis deux jours maintenant a Irkutsk et que nous allons quitter cette belle ville ce soir pour nous diriger vers Oulan-Oude ou un ami nous hebergera, puis vers la somptueuse et meconnue Mongolie.
Ainsi, notre voyage n'etant qu'a sa moitie, nous aurons de nombreuses choses a vous decrire par la suite, meme si bien entendu nos journees sont bien plus remplies que ce je vous decris ici, et que nous vous donnons qu'un grossier apercu de notre periple.
Enfin, nos photos decriraient peut-etre mieux nos ressentis, mais faute de ne pouvoir les mettre sur les ordinateurs pour le moment, nous vous demandons de bien vouloir patienter.
En attendant de vous redonner des precisions sur notre periple, je vous souhaite de bien vouloir recevoir mes plus sinceres amities, et n'oubliez pas que la vie reserve des tas de surprises et permet de faire des decouvertes innombrables quand on s'en donne la peine.
Da svidanie, a bientot,
Valja 
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Publié à 14:21, le 24/06/2011, Irkoutsk Mots clefs : |
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Nous sommes deux étudiants et nous souhaitons, dans le cadre d'un stage de fin d'année pour une école de développement (ESCD 3A), nous rendre en Russie et en Mongolie cet été. Notre périple ne sera pas seulement axé sur le voyage car nous mettons en place un projet éducatif axé sur la solidarité, l'écologie, le sport, …
Notre voyage s'échelonnera du 03 juin au 26 juillet, lors de notre aventure, nous réaliserons diverses actions éducatives en Russie et en Mongolie auprès de jeunes et de moins jeunes afin de les sensibiliser aux thèmes du développement durable et du voyage. En Russie, nous avons déjà un partenariat avec une professeur Russe affilié à l'alliance Française afin d'intervenir dans sa classe au début de notre voyage. En France à notre retour, nous publierons un livre pour les jeunes de 6 à 14 ans afin de les sensibiliser aux thèmes du développement durable à travers le voyage. Ce livre sera imprimé en 800 exemplaires ( plus selon nos moyens ) et distribué dans les lieux publics où nous interviendrons afin de raconter notre périple aux plus jeunes.
Afin de combler notre empreinte écologique par l'usage de l'avion, nous allons parcourir à vélo plus de 1400 km à travers la Russie et la Mongolie. Ce moyen de locomotion nous permettra d'être au plus proche des populations et de la nature et ainsi avoir une meilleure vision des réalités sociales et environnementales qui entourent ces pays. A notre retour, nous mettrons à disposition des personnes intéressées par ces pays notre carnet de route sur les modes de vie des populations urbaines et rurales en nous concentrant plus particulièrement sur celui des nomades, ces derniers représentants un tiers de la population mongole.
Avant de vous donner plus d'indications sur notre parcours et sur l'avancée de notre périple, veuillez acceptez, Amis du voyage, notre sympathie la plus respectueuse.
Arthur & Val
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Publié à 17:33, le 28/05/2011, Lyon Mots clefs : |
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